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i-Lab 2019 : 6 lauréats Univ. Grenoble Alpes

Recherche, Valorisation - Entreprise

Le jury national du plus grand concours d’innovation deep tech de France, i-Lab a distingué cette année 75 lauréats dont 10 Grands Prix parmi les 468 candidatures. 6 projets Univ. Grenoble Alpes sont mis à l’honneur.

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2 Grand Prix sur 10 pour des projets grenoblois

Parmi les 75 lauréats, le jury national a attribué 10 Grands Prix à des projets particulièrement remarquables s'inscrivant dans l'un des grands défis sociétaux.

Les Grands Prix seront parrainés par un dirigeant d'entreprise technologique, qui les aidera à réaliser leurs premières levées de fonds ou à lancer la commercialisation de leur produit, et les conseillera dans leur développement tout au long de leur parcours.


Un diamant de qualité électronique
La start-up DiamFab fabrique et développe des wafers de diamant synthétique semi-conducteur et des composants en diamant pour l’électronique de puissance de la prochaine génération qui va révolutionner la conversion de l’énergie électrique. Plus de 20 ans de recherche à l’institut Néel-CNRS ont été nécessaires pour arriver à la maîtrise qui permet aujourd’hui à DiamFab de proposer du diamant de qualité électronique. Grâce à son offre unique sur le marché, DiamFab occupe une position clé dans la chaîne de valeur et veut devenir un acteur incontournable de la filière diamant. La R&D du projet sera menée en collaboration avec le laboratoire dont est issu le projet DiamFab mais aussi d’autres laboratoires (CEA-Leti).
Afin de développer le projet, des partenariats stratégiques sont noués avec les acteurs amont (fournisseurs de matière première : substrats de diamant), aval (fabricants de composants et clients pionniers), ainsi qu’avec un distributeur. Sont visés en priorité les marchés de niche où seuls les composants en diamant peuvent répondre (conditions extrêmes de fonctionnement : spatial, nucléaire), puis le marché de masse de l’électronique de puissance sur les applications moyenne et haute tension.
Diamfab est une startup créée en mars 2019 suite à un accompagnement Linksium, SATT Grenoble Alpes qui comprend une phase de maturation, puis une autre d’incubation, et une prise de participation au capital. Une technologie issue de l’Institut Néel (CNRS) et valorisée par le CNRS.



La magnétite HYMAG’IN, un matériau innovant issu de la transformation de déchets et co-produits sidérurgiques pour la dépollution d’eaux et de sols contaminés
La start-up HYMAG’IN apporte aux opérateurs de la dépollution des eaux et des sols un matériau innovant, la magnétite. Produite dans des tailles inférieures au micromètre, la magnétite est un oxyde de fer reconnu pour sa capacité à traiter les métaux lourds (arsenic, chrome ou plomb) et les polluants organiques (composés chlorés, pesticides, résidus de médicaments).
En proposant un procédé basé sur la valorisation de déchets et coproduits sidérurgiques, HYMAG’IN rend la magnétite accessible à grande échelle et compétitive tout en s’inscrivant dans une démarche de gestion sobre des ressources.
La solution de HYMAG’IN répond à des exigences réglementaires de plus en plus contraignantes et à des préoccupations environnementales grandissantes en termes de gestion de déchets sur les sites sidérurgiques (marché amont), d’économie circulaire et de réduction des pollutions toxiques et émergentes en milieu naturel.
Hymag’in est une startup créée en janvier 2019 suite à un accompagnement Linksium, SATT Grenoble Alpes qui comprend une phase de maturation, puis une autre d’incubation, et une prise de participation au capital. Une technologie issue du laboratoire ISTerre (CNRS/IFSTTAR/IRD/UGA/USMB) et valorisée par le CNRS.


Les 4 autres projets grenoblois distingués


  • Daniel BAJOLET / ROSI

Vers une économie circulaire pour la filière photovoltaïque
La start-up ROSI revalorise les déchets de la filière photovoltaïque (liquide de coupe, copeaux de silicium, modules photovoltaïques) par le développement de solutions spécifiquement adaptées à ses clients.
Elle s’appuie sur les 20 ans d’expérience du laboratoire SIMaP (CNRS/Grenoble INP) de Grenoble et sur ses 5 ans de travaux spécifiques au recyclage et au reconditionnement des poudres micrométriques de silicium.
La combinaison d’un nettoyage par chimie douce des copeaux allié à une technologie originale de fusion développée au laboratoire SIMaP permet à ROSI de réintégrer dans la chaîne de valeur l’intégralité des 45 % de déchets actuellement perdus lors de la découpe des lingots en plaquettes. Sa connaissance fine des écosystèmes industriels l’autorise à proposer plusieurs voies de réintégration.
ROSI SAS est une start-up créée en novembre 2017 suite à un accompagnement Linksium, SATT Grenoble Alpes qui comprend une phase de maturation, puis une autre d’incubation, et avec une prise de participation au capital. Une technologie issue du laboratoire SIMaP (CNRS/Grenoble INP/UGA) et valorisée par Grenoble INP.



Gilet connecté permettant de monitorer simplement les fonctions cardiaque et respiratoire des petits animaux de laboratoire
ETISENSE, spin-off technologique du laboratoire TIMC-IMAG de Grenoble. Son ambition : développer et commercialiser au travers de DECRO® un gilet connecté permettant aux industriels de la pharmaceutique et aux laboratoires de recherche de monitorer simplement les fonctions cardiaques et respiratoires des petits animaux de laboratoire (rats, cochon d’Inde). DECRO® est la première alternative tout-en-un aux techniques existantes qui nécessitent des manipulations contraignantes sur le plan éthique et qui sont à l’origine d’un stress physiologique responsable de biais expérimentaux dus à la chirurgie ou à l’immobilisation des animaux. ETISENSE dispose aujourd’hui de cinq démonstrateurs dont plusieurs sont en test pilote chez des futurs utilisateurs académiques et privés.
Un partenariat de co-développement avec Sanofi R&D (Alfortville) aide à valider scientifiquement DECRO.
ETISENSE est une startup créée en mars 2018 suite à un accompagnement Linksium, SATT Grenoble Alpes qui comprend une phase de maturation, puis une autre d’incubation, et avec une prise de participation au capital. Une technologie issue du laboratoire TIMC-IMAG (CNRS/Grenoble INP/UGA) et valorisée par l’UGA.


Maintenance prédictive industrielle par intelligence artificielle
Aujourd’hui le coût de l’indisponibilité des équipements industriels ne cesse d’augmenter et peut monter jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros par minute.
Le projet Amiral Technologies (Additive Manufacturing for Space Antennas) apporte une innovation des laboratoires CNRS en matière de maintenance prédictive industrielle par intelligence artificielle. Avec cette innovation ultra performante, la start-up ambitionne de mener ses clients industriels vers l’objectif zéro défaut / zéro indisponibilité afin de réduire leurs coûts opérationnels, leurs coûts de maintenance et prolonger la durée de vie des équipements.
Secteurs visés : les transports, l’industrie manufacturière et l’énergie.
La commercialisation est basée sur des licences d’exploitation des solutions prédictives ainsi que des prestations de services d’accompagnement avec un fort potentiel d’up-sell et de cross-sell étant donné la diversité des équipements et des besoins d’un même client.
Amiral technologies est une startup créée en mai 2018 suite à un accompagnement Linksium, SATT Grenoble Alpes qui comprend une phase de maturation, puis une autre d’incubation, et avec une prise de participation au capital. Une technologie issue du laboratoire GIPSA-lab (CNRS/Grenoble INP/UGA) et valorisée par CNRS.


Solutions optiques de transmissions de données ultra rapides

La technologie optique s’est imposée dans les centres de données du cloud, afin d’établir des transmissions jusqu’à plusieurs milliers de mètres, plus basse consommation et plus rapides, offrant aujourd’hui un débit de 100 Gigabit par seconde entre routeurs. Elle utilise la fibre optique et met en œuvre des lasers de dimensions micrométriques fabriqués dans le matériau InP. Les composants électroniques (constituant les serveurs et routeurs) sont fabriqués de leur côté dans le matériau Silicium avec des dimensions nanométriques, produits dans les usines de la microélectronique CMOS qui offrent une production de masse à bas coût. La technologie SCINTIL, issue du CEA-Leti et de l’IRT Nanoelec, combine les avantages de ces deux technologies, la performance des lasers InP et la production de masse à bas coût de composants Silicium miniaturisés. Elle s’appuie sur l’écosystème en place de la microélectronique et exploite un savoir-faire de collage du matériau InP sur Silicium. SCINTIL déploiera dès 2021 des solutions de transmissions optiques évolutives avec des coûts, des tailles, et des consommations réduites d’un facteur 10 à 3 par rapport à l’existant.


11 lauréats grenoblois au concours i-Nov

Lors de la cérémonie de remise des prix du Concours i-Lab, le jeudi 4 juillet 2019, Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances et Guillaume Boudy, secrétaire général pour l'investissement ont également distingué les 65 lauréats du Concours i-Nov et ont annoncé deux nouveaux appels à projets pour accompagner la création et la croissance d'entreprises innovantes et fortement technologiques.
Parmi les 65 lauréats du Concours i-Nov on compte 11 projets grenoblois.

> En savoir plus sur les lauréats grenoblois au Concours i-Nov 
> En savoir plus sur les Concours i-Lab, i-Nov et les nouveaux appels à projets
 

Mise à jour le 10 juillet 2019

Le concours i-Lab

i-Lab est né de la volonté du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de renforcer le soutien à la création d’entreprises innovantes, de mieux accompagner le développement des start-up et d’encourager l’esprit d’entreprendre, en particulier auprès des chercheurs et des jeunes de l’enseignement supérieur.

Initié en 1999 par le ministère en charge de la Recherche dans le cadre de la loi sur l’innovation et la recherche, le concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes, a été, depuis, reconduit chaque année avec un double objectif :

  • détecter et faire émerger des projets de création d’entreprises s’appuyant sur des technologies innovantes ;
  • favoriser le transfert des résultats de la recherche vers le monde socio-économique.


Depuis sa création, le concours remplit ses objectifs :

  • il a permis la création de 2 008 entreprises. Le taux de pérennité observé pour les entreprises lauréates d’âge moyen de 9 ans est de 63 %. Quelques entreprises ont disparu car elles ont été rachetées par de grands industriels.
  • plus de 50 % de ces entreprises sont issues de la recherche publique, avec une nette progression ces dernières années. Entre 2000 et 2006, seulement 40 % des entreprises provenaient de la recherche publique.
Membres
Associés renforcés
Associés simples