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La huntingtine, architecte des seins

le 8 mai 2015
Recherche, Sciences de la Vie et Santé

Mieux comprendre la polarité cellulaire

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Les chercheurs de l’équipe “Progénieurs neuronaux et pathologies cérébrales” dirigée par Sandrine Humbert au Grenoble Institut des Neurosciences (GIN - UJF/Inserm) viennent de montrer que la huntingtine, connue pour son rôle dans la maladie neurodégénérative de Huntington, est aussi impliquée dans le développement de la glande mammaire. La caractérisation de son action est primordiale pour mieux comprendre la mise en place de la polarité cellulaire.

Dans la glande mammaire, ce sont les canaux galactophores qui conduisent le lait jusqu’au mamelon. Les cellules qui les tapissent, les cellules luminales, sont constituées d’organites et de protéines réparties de manière asymétrique. Cette « polarité » cellulaire est l’élément clé de leur bon fonctionnement.

Depuis de nombreuses années, les chercheurs de l’équipe de Sandrine Humbert, localisée à l’Institut Curie (Inserm/CNRS, Paris) et maintenant au Grenoble Institut des Neurosciences (Inserm / CNRS) s’intéressent à la huntingtine, notamment pour son rôle plus connu dans la maladie de Huntington. Cependant de manière surprenante, cette protéine est non seulement présente dans le cerveau mais aussi dans toutes les cellules du corps.

Dans les travaux menés par l’équipe de Sandrine Humbert, la huntingtine a été supprimée des cellules luminales chez des souris. L’effet sur le développement des glandes mammaires et la lactation a ensuite été étudié.

Les chercheurs ont ainsi découvert que les canaux galactophores des souris ayant perdu la huntingtine sont plus longs à se former et présentent une architecture anormale avec une lumière malformée. Ils ont également pu observer une réduction de la quantité de protéines de lait et de graves défauts de poids chez les souriceaux, les souris n’ayant pu allaiter normalement.

L'absence de huntingtine est donc à l’origine de troubles fonctionnels et structurels importants dans la glande mammaire. « Pendant la formation des tumeurs, on observe une désorganisation similaire de la polarité cellulaire. La caractérisation du rôle de la huntingtine est donc essentielle pour mieux comprendre le développement pathogénique à l’origine des cancers du sein » conclut Sandrine Humbert, directeur de recherche Inserm.
 

Section de glande mammaire marquée pour les cellules basales (vert), et un organite (appareil de Golgi, rouge). L’organite est localisé sur le noyau (bleu) des cellules luminales et témoigne de leur polarité. © Salah ELIAS.


Référence :
Salah Elias, John Russel McGuire, Hua Yu, Sandrine Humbert (2015). Huntingtin Is Required for Epithelial Polarity through RAB11A-Mediated Apical Trafficking of PAR3-aPKC, Plos Biology.

puceSource : presse-inserm.fr


Mise à jour le 12 mai 2015

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