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Gilles Lellouche tourne le film « Le Grand Bain » sur le campus de Grenoble

Un lieu choisi par le réalisateur pour son architecture "exceptionnellement belle et moderne"

Gilles Lellouche, réalisateur du film Le Grand Bain

Le 14 février 2017, le campus de Grenoble a accueilli le tournage du film « Le grand bain » écrit et réalisé par Gilles Lellouche. Un film très personnel avec un casting exceptionnel, réunissant entre autres Guillaume Canet, Jean-Hugues Anglade, Leïla Bekhti, Mathieu Amalric, Virginie Efira, Benoît Poelvoorde. Récit d'un entretien exclusif !

Ce jour là, une quinzaine de camions stationnés sur les parkings attestaient de la présence, malgré tout discrète, de l’équipe de tournage. Les loges de l’Amphidice puis la Maison de Grenoble INP ont ainsi servi de décors aux premières scènes du film.

Un film personnel entièrement écrit et réalisé par Gilles Lellouche

Auteur du scénario, avec ce film, Gilles Lellouche se lance en solo sur la réalisation. Un projet qui lui tient à cœur, puisqu’il y travaille depuis 5 ans.

« J’avais envie de parler de la dépression un peu latente qu’il y a en ce moment en France, cette période un peu bizarre, où les gens sont très repliés sur eux-mêmes, alors que je suis un fervent défenseur du collectif. C’est le moment de recréer de l’humain et de la chaleur. » confie Gilles Lellouche. 

Le scénario parle donc d’un quadra, déprimé, qui essaie de retrouver un sens à sa vie en rejoignant une équipe masculine de natation synchronisée s’entrainant à la piscine municipale. « Qu’est ce qui poussent les gens à aller faire du sport un lundi soir en sortant du boulot dans un stade un peu triste ? Ce n’est pas que le sport… C’est aussi la rencontre » explique Gilles Lellouche. « Parfois, c’est plus facile de parler à des gens que l’on ne connaît pas plutôt qu’à des gens que l’on connaît bien. Dans le film, la femme du personnage de Mathieu Amalric lui dit : "Dis donc, tu en mets du cœur pour des gens que tu ne connais pas !". Et il répond que c’est justement parce qu'il ne les connaît pas qu'il en met autant. C’est ça que je raconte ! »

Un casting impressionnant

Et pour incarner ces personnages qui vont apprendre à se connaître à travers le sport, Gilles Lellouche a réuni autour de lui un casting impressionnant : Guillaume Canet, Jean-Hugues Anglade, Philippe Katerine, Leïla Bekhti, Marina Foïs, Mathieu Amalric, Virginie Efira et Benoît Poelvoorde, entre autres. « Je voulais vraiment mélanger des acteurs et des actrices qui viennent d’univers très différents et qui n’ont pas pour habitude de tourner ensemble. » avoue le réalisateur qui semble toujours savoir précisément ce qu’il veut.

Réaliser un film comme celui-là, c’est gérer un staff de plus de 60 personnes, 14 camions de matériel et loges, 5 semaines de tournage, un décor différent quasiment chaque jour. C’est une logistique exceptionnelle qu’il faut manager. « Je pense qu’on fait les meilleures choses quand on valorise les gens et qu’on est bienveillant, quand les acteurs se sentent aimés. Pour le reste, quand vous travaillez avec des professionnels et des comédiens aussi exceptionnels, quand le cadre est donné, vous n’avez plus qu’à faire en sorte que le souvenir soit magnifique. »

Le campus de Grenoble, une architecture exceptionnellement belle

Et quand on lui demande pourquoi il a choisi de tourner à Grenoble, sa réponse est sans ambages : « Je voulais que mes personnages soient dans un environnement beau et hostile à la fois. En allant au ski, j’ai toujours été fasciné par ce qui se passait en bas des montagnes. Il faut une grande force intérieure pour réussir à vivre dans certains villages encaissés qui ne voient jamais le soleil et qui en même temps sont dans des paysages très graphiques. »

Et le campus ? « C’est un hasard car je ne savais même pas qu’il y avait un campus aussi grand à Grenoble. C’est une ville dans la ville ! Son architecture est exceptionnellement belle et moderne, notamment cet amphithéâtre tout droit sorti de Star Wars au milieu de cette place centrale magnifique. C’est assez délirant ! »
 

Sous le charme de ce campus « à l’américaine » unique en France, dont la dimension internationale ne lui aura finalement pas échappé, Gilles Lellouche avoue même : « J’aurais bien aimé avoir une vie d’étudiant ici, y vivre deux ou trois ans, au même titre que j’aurais aimé bénéficier du programme Erasmus. D’ailleurs, il y a bizarrement quelque chose qui n’est pas du tout français sur ce campus. J’ai l’impression d’être un peu à l’étranger... »

Les scènes à l’Amphidice et à la Maison de Grenoble INP

Dans le film, le personnage de Jean-Hugues Anglade joue un rocker sur le retour qui donne un concert (sur la scène de l’Amphidice). Il se dirige ensuite dans les loges (loges de l'Amphidice) où il décide d’arrêter sa carrière. « C’était un lieu propice car ces loges sont assez petites et modestes. Et pour la Maison de Grenoble INP, je voulais quelques choses de graphique et de rock n'roll et ce bâtiment rouge me plaisait bien. »



Si Gilles Lellouche et son équipe ont déjà quitté le campus, le tournage va lui se poursuivre encore plusieurs semaines dans la région grenobloise. La sortie du film « le Grand Bain » est attendue pour 2018.

 

Mise à jour le 19 novembre 2018

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